Cette semaine, j’ai interrogé le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la traçabilité et l’encadrement de l’étiquetage du miel.

Texte de la question : M. Guy-Dominique KENNEL attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité d’assurer une meilleure traçabilité du pays d’origine du miel, et d’encadrer l’information y étant relative.

En effet, les importations de miel provenant de plusieurs pays augmentent, alors que la production française est en baisse. Or, selon la directive 2014/63/UE du 15 mai 2014, l’obligation de mentionner sur l’étiquette le pays d’origine de la récolte tombe en cas de pluralité de pays au profit d’une mention inintelligible « mélange de miels originaires / non originaires de l’Union européenne ».

Dès lors, il devient impossible de connaître le pays exact de provenance du miel consommé, ni même les conditions dans lesquelles celui-ci a été récolté.

Or, certains pays d’origine, à commencer par le premier pays producteur, la Chine, sont souvent épinglés pour des fraudes telles que l’ajout de sirop de sucre dans les productions.

En 2014, l’association UFC-Que Choisir avait constaté que sur une vingtaine de miels dits « premiers prix » achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six comportaient des ajouts de sucre.

Dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation et dans la perspective de l’amélioration de l’information du consommateur et de son alimentation, il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en termes d’encadrement de l’information du pays de production du miel et de l’élaboration d’un étiquetage permettant aux consommateurs de connaître réellement le pays de production du miel qu’ils achètent.

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