Terrain de foot synthétique – Les risques pour la santé humaine et l’environnement

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a publié une note d’appui scientifique et technique relative à une demande sur les éventuels risques liés à l’emploi de matériaux issus de la valorisation de pneumatiques usagés dans les terrains de sport synthétiques et usages similaires.

Les conclusions de cette note sont les suivantes : en matière de risques pour la santé humaine, l’analyse des données de la littérature conduit l’Anses à constater que les expertises sur les risques liés à l’exposition de sportifs et d’enfants utilisateurs des terrains synthétiques, ainsi que de travailleurs impliqués dans la pose et l’entretien de ces terrains concluent majoritairement à un risque sanitaire négligeable. Les principales substances analysées et étudiées incluent des métaux lourds, des plastifiants, des additifs ou des COV. Les concentrations mesurées dans différents milieux (sueur, liquide gastrique, salive etc.) sont inférieures aux valeurs toxicologiques de référence retenues par les auteurs des études examinées. C’est notamment au vu des faibles concentrations de substances cancérogènes émises ou relarguées par les granulats de pneus, que les études recensées considèrent le risque cancérogène comme faible ou négligeable, sachant que les HAP sont les substances cancérogènes les plus fréquemment évaluées dans les études analysées. Par ailleurs, les études et analyses épidémiologiques ne mettent pas en évidence d’excès de risque de cancers, en particulier des lymphomes et des leucémies, en lien avec la mise en place ou la fréquentation de terrains de sport synthétiques. En matière environnementale, les données de caractérisation des granulats et d’exposition disponibles indiquent l’existence de risques potentiels pour l’environnement. Ces risques sont principalement liés au relargage de métaux (dont le zinc) mais également de substances chimiques organiques telles que certains phtalates ou phénols ayant des propriétés de perturbation endocrinienne. Toutefois, en l’état actuel des connaissances, ces données sont insuffisantes pour caractériser les risques éventuels pour l’environnement et les organismes vivants. »

Pour consulter l’intégralité de cette note :

https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2018SA0033.pdf

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